lundi 1 décembre 2008

exposition Cherbourg

L'IUT fête ses 20 ans avec la Rentrée des artistes

Le hall de l'IUT abrite plus d'une centaine de papiers peints réalisés par 50 artistes  Le hall de l'IUT abrite plus d'une centaine de papiers peints réalisés par 50 artistes

L'IUT propose expositions, concert et spectacles jusqu'au 7 décembre. Le hall accueille ainsi des papiers peints de 50 artistes peintres locaux.

« 20 ans, l'âge de la maturité, de croquer la vie à pleines dents et de se projeter dans l'avenir », se réjouit Philippe Makany, le directeur de l'établissement. La Rentrée des artistes se veut une manifestation ouverte au grand public. L'IUT a voulu associer les artistes du Cotentin à ce 20e anniversaire et a retenu pour cela le thème Détournements et recyclages. « Drôle d'endroit qu'un IUT pour accueillir ces activités... et pourtant, le scientifique comme l'artiste ne découvrent et ne créent que par la lente maturation des choses anciennes, enfouies et exhumées », constate le collectif La Rentrée des artistes. Finalement, détournement et recyclage sont « l'essence même de la création et du progrès ».

Le projet « Papiers peints »

L'idée générale, impulsée par les peintres Jean-Philippe Burnel et Bernard Orange, est de créer sur papier peint un ensemble d'oeuvres au format identique, produites par une cinquantaine d'artistes invités. « Les personnes contactées sont d'horizons différents, certaines sont reconnues dans leur travail, comme Michel Larivière ou Gérard Gwezenneg, d'autres sont des artistes en devenir », explique Jean-Philippe Burnel. C'est l'occasion aussi de voir le dernier travail de Guy Colson, décédé l'été dernier. Le résultat est là : l'allée de kakémonos, ces papiers suspendus, transforme la rue intérieure du bâtiment en une forêt colorée composée d'essences multiples. Une forêt éphémère à voir sans faute.

Sculptures, installations et concerts

Les sculptures de Daniel Masquelier, faites de chutes d'atelier de métallurgie, occupent le département GEA. Jack-Adrien Martin et 6 artistes d'Art gravage se sont installés dans le département GEII, avec des peintures, des photographies, le travail de l'association des Petits pinceaux. Dominique Gros expose également des photographies grand format. Sylvain Garnavault, de la compagnie Parabole, présentera un spectacle de jonglage durant le vernissage, vendredi vers 18 h. « Le jeudi 4 décembre à partir de 17 h aura lieu la cérémonie institutionnelle des 20 ans de l'IUT, avec la participation du Choeur et orchestre universitaire régional », indique Aurélie Prier, chargée de communication. Et enfin l'atelier de chansons Lalalère animé par Olivier Umhauer, de la MJC, proposera un concert le samedi 6 décembre.

Exposition ouvertes au public, du lundi au vendredi de 8 h à 18 h et de 14 h à 18 h le samedi et le dimanche, tél. 02 33 01 45 00

Ouest-France



Actu Cherbourg

À vos marques, prêts ? Jouez, à Coutances

La salle « Playmobil » : c'est l'une des pièces qui attire le plus.  La salle « Playmobil » : c'est l'une des pièces qui attire le plus.

La 8e édition du festival du jeu et du jouet se déroule jusqu'au 6 décembre aux Unelles.

Les Unelles à Coutances se sont transformées en un terrain de jeu grandeur nature. De quoi ravir petits et grands parce qu'il y en a vraiment pour tous les goûts. Une salle entière est réservée, pour toute la famille Playmobil, ces désormais très célèbres petits bonshommes en plastique. Dans une des caves : 2 circuits de voitures Carrera. L'un, de 6 m2 est réservé aux 6-12 ans ; l'autre, de 18 m2, aux 12 ans et plus. Toujours aux caves, le Bar à jeux réunit des billards japonais, hollandais et américain, le passe trappe, un juke-box et autres baby-foot et flipper dans une ambiance rétro. Vous y trouvez également les jeux surdimensionnés, dont trois nouveaux : Spirobille, Twin flip et Weykick.

Pour ceux qui sont plutôt jeux vidéo, là non plus pas de problème, puisqu'une salle tout entière accueille plus de 20 consoles de jeux : des plus anciennes, - pour les nostalgiques : Atari et Amstrad, des années 80-, aux plus récentes, avec une console Wii par exemple.

Le festival a investi presque tous les étages des Unelles. La salle de conférences accueille comme d'habitude l'espace très prisé Pitchouns. La ludothèque est transformée en atelier de Kapla ; le hall est consacré aux jeux de société et à la Maison coloriage en carton, une nouveauté, prête à s'habiller de tous les dessins. On retrouve aussi les clichés réalisés par l'atelier photo lors de la précédente édition et une exposition de plusieurs voitures à pédales du gendarme collectionneur bayeusain Laurent Deuza.

Accès gratuit jusqu'au 6 décembre, au centre d'animation les Unelles, à Coutances, de 9 h à 12 h et de 13 h 30 à 18 h ; samedi et dimanche, de 14 h à 19 h. Mardi 2 décembre, soirée jeux, de 19 h 30 à 21 h, au Bar à jeux.

Ouest-France


jeudi 20 novembre 2008

Spectacles Cherbourg

Spectacle de danse au Théâtre à l'Italienne

De la musique techno pour accompagner Paris bye night.  De la musique techno pour accompagner Paris bye night.

Plus tard. Sur le thème : Paris d'antan... Paris maintenant, l'école de danse de l'Asam propose une soirée en faveur de l'association Valentin mon p'tit loup.

Débutants et confirmés de l'école de danse de l'Asam seront sur la scène du Théâtre à l'Italienne samedi 22 novembre à 20 h. « L'idée est venue d'une maman de l'école qui connaît l'association, Valentin mon p'tit loup. Tous les deux ans, nous présentons un spectacle. Le dernier était organisé pour Rêves Manche et avait drainé sur trois soirs 1 300 personnes. L'objectif est de faire salle comble samedi en réunissant 550 spectateurs. L'argent récolté permettra d'aider financièrement le traitement de Valentin, lésé cérébral de naissance », explique Corinne Legrangneux, la dynamique professeur de danse de l'Asam. « Aujourd'hui, Valentin va nettement mieux depuis que nous appliquons la thérapie américaine, une méthode d'hyperstimulation », précise Karine Seguin, la maman de l'enfant, 4 ans, dont les capacités sont celles d'un bébé de neuf mois. Ce traitement a un coût. « Deux fois par an, un professionnel américain vient à Cherbourg. Cela nous coûte annuellement 2 600 €. » À laquelle il faut ajouter 3 000 € pour l'achat de matériel spécifique nécessaires à la progression de Valentin. C'est pourquoi l'association a été créée en mai 2007. « Elle nous aide aussi à trouver les bénévoles qui interviennent à la maison chaque jour, une vingtaine au total. »

Samedi soir, pour Valentin, 250 danseurs et danseuses seront mobilisés afin d'offrir 22 tableaux originaux sur le thème de Paris. « C'est l'histoire d'un extraterrestre intergalactique qui arrive sur terre. De Notre-Dame, en passant par le Quartier Latin, le marché aux fleurs, le fantôme du Louvre, l'opéra Garnier, Paris plage, Paris bye night, il téléporte le public dans son voyage à travers la capitale... »

Les musiques de Joséphine Baker, Piaf, Offenback, Gerschwing, Charles Trénet mais aussi de la techno accompagneront ces différentes chorégraphies.

Samedi 22 novembre à 20 h au Théâtre à l'Italienne. Entrée unique à 9 €. Vente des billets au Théâtre de Cherbourg-Octeville ; mercredi 19 et jeudi 20 de 13 h 30 à 18 h à la boîte à sel ; à l'Asam, rue de l'Abbaye. Tél. 02 33 92 48 56.

Ouest-France

mardi 18 novembre 2008

Activités culturelles Cherbourg

« Les Manchois dans la Grande Guerre »: un livre-mémorial

Ils ont accueilli leurs invités avec une vieille Renault, du même modèle que les taxis de la Marne. Lundi, au haras de Saint-Lô, l'historien Patrick Fissot, Arnaud Digard (pour l'iconographie et la mise en page) et René Gautier (éditeur) ont officiellement présenté leur livre « Les Manchois dans la Grande Guerre ».   Ils ont accueilli leurs invités avec une vieille Renault, du même modèle que les taxis de la Marne. Lundi, au haras de Saint-Lô, l'historien Patrick Fissot, Arnaud Digard (pour l'iconographie et la mise en page) et René Gautier (éditeur) ont officiellement présenté leur livre « Les Manchois dans la Grande Guerre ».

En 736 pages et 3 kg: Les Manchois dans la Grande Guerre est un petit monument. Signé Patrick Fissot, Arnaud Digard et René Gautier, c'est un hommage aux 20 000 soldats du département tués durant la Première Guerre mondiale. Un conflit quelque peu occulté dans le département par la guerre 39-45 et le Débarquement. Pendant trois ans, Patrick Fissot, professeur d'histoire au lycée de Carentan, s'est attelé à relater la vie des hommes et des femmes dans la Manche entre 1914 et 1918. Particularité de ce livre-mémorial sorti à l'occasion du 90e anniversaire de l'Armistice, René Gautier a recensé, avec l'aide de correspondants locaux, les noms sur les monuments au mort. Lundi, lors d'une manifestation organisée au haras de Saint-Lô, cet ouvrage exemplaire a été remis à ses 1 700 souscripteurs. Parmi eux, 380 communes, le conseil général et le conseil régional qui en doteront collèges et lycées du département. Ce travail a été unanimement salué, tant par les officiels et élus, que par les familles des victimes anonymes.

Pratique. 14-18, Mémorial, Les Manchois dans la Grande Guerre, éditions Eurocibles, 59 €, désormais disponible en librairie.

Ouest-France



Theatre Cherbourg

Des marionnettes au théâtre de la Butte

Dans le conte d'Arto Paasilinna, le meunier défend jusqu'au bout son droit à la singularité.  Dans le conte d'Arto Paasilinna, le meunier défend jusqu'au bout son droit à la singularité.

Demain. Le Trident invite le jeune public à découvir l'histoire duMeunier hurlant. La compagnie Tro-héol revisite un conte d'Arto Paasilinna.

Les enfants à partir de 9 ans sont conviés à venir découvrir la fabuleuse histoire du Meunier hurlant, mercredi 19 novembre. En 1945, Gunnar Huttunen rentre de guerre et restaure le vieux moulin d'un village du nord de la Finlande. « Imprévisible et fantaisiste, il crie à la lune pour calmer son angoisse. Il est le meunier hurlant d'un village qui le croit fou et le fait enfermer. Déterminé à rester lui-même, il s'échappe pour se réfugier dans la forêt, aidé par l'amour de sa dulcinée », indique le metteur en scène Martial Anton. Sur fond de vidéos de paysages finlandais, trois acteurs et une douzaine de marionnettes donnent vie à ce géant pataud et maladroit. Dans ses bons jours, et bien que de nature solitaire, « le nouveau meunier accueille ses visiteurs qu'il sait amuser de pitreries ». Les mauvais jours, Gunnar est taciturne et sarcastique. «Pour se libérer d'un désespoir qu'il ne confie à personne, il hurle à la lune des nuits durant », poursuit l'équipe artistique. Ses voisins, devenus insomniaques, sont prêts à recourir aux mensonges les plus mesquins et aux pires pièges. Voici ce que dit Arto Paasilinna de ses compatriotes : « Ils ne sont certes pas pires que les autres, mais ils restent suffisamment mauvais pour que j'aie de quoi écrire jusqu'à la fin de mes jours ». Son roman est certes plein d'humour, de cet humour rageur, grinçant, un brin désespéré propre à nombre d'écrivains du Nord, mais la fable n'est pas que fantaisiste. « Ce récit questionne sur la place de l'individu, l'enfermement visible ou invisible dans lequel la majorité silencieuse tente à tout prix de maintenir le protagoniste », conclut Martial Anton.

Le Meunier hurlant, mercredi 19 novembre à 18 h 45 au théâtre de la Butte, tarifs 20 € et 7 €, tél. 02 33 88 55 55

Ouest-France



Theatre Cherbourg

Chantereyne : les 300 plus belles pièces dispersées

Assistée par vidéo projecteur, la vente qui s'est tenue dans la salle des pas perdus de la Cité de la mer a été suivie par plus de 300 personnes.  Assistée par vidéo projecteur, la vente qui s'est tenue dans la salle des pas perdus de la Cité de la mer a été suivie par plus de 300 personnes.

Les collections du musée maritime ont été vendues hier après-midi à la Cité de la mer. La vente se poursuit aujourd'hui à l'étude de Me Boscher.

Missionné pour vendre la totalité des collections du musée maritime Chantereyne, mais conscient de l'enjeu d'une telle tâche, le commissaire-priseur cherbourgeois souhaitait « faire sortir par la grande porte toutes ces pièces chargées d'histoire ». Pari gagné pour Samuël Boscher. Non seulement, l'exposition réunissant les 300 plus belles pièces présentées quinze jours durant dans la mythique salle des pas perdus de l'ancienne gare maritime a attiré plus de 2 500 visiteurs, mais tous ces souvenirs émouvants, collectés patiemment durant 25 ans par Jean-Charles Anault, ont tiré hier leur révérence au gré d'une marée d'enchères.

Mais avant que son marteau d'ivoire ne batte la cadence, Me Boscher a fait applaudir la salle, composée de plus de 300 personnes. « Je vous demande une salve d'applaudissement pour saluer l'action de Jean-Charles Arnault, le fondateur de ce musée ainsi que son association. Cela lui ira droit au coeur. J'en suis sûr. »

Les enchères ont débuté mollement avant de forcir progressivement. En effet, l'un des premiers lots, une amphore africaine d'une colonie romaine du Ve siècle n'a fait que 2 500 € alors que son estimation flirtait les 4 000 €. Mais les maquettes, très nombreuses, ont suscité bien des convoitises comme en témoigne celle de La Belle Poule, assurément la plus belles de toutes celles proposées. Débutées à 2000 €, les enchères vont littéralement « mettre les voiles » en voguant jusqu'à 2 800 €. À noter qu'une belle représentation du Titanic dont la Cité de la mer célébrera en 2012 le centenaire du naufrage a trouvé acquéreur à 1 300 €.

La suite aujourd'hui

Toujours friand de bons mots, le commissaire-priseur n'a pas hésité à faire intervenir une personne du public au sujet d'une pièce, en l'occurrence une côte faussement attribuée à une baleine. « Il s'agit en réalité d'une côte d'un cachalot qui a été pris pour cible durant la guerre par les Allemands le confondant avec un sous-marin. »

Quant à la pointe du paratonnerre du campanile de l'ancienne gare maritime de Cherbourg détruit en 1944, Samuel Boscher a ajouté une nouvelle anecdote à propos de cet étrange objet adjugé à 160 €. « Alertés, nous avons dû le faire analyser pour démonter qu'il n'était aucunement radioactif. » L'un des meilleurs prix de cette après-midi a été pour un ensemble complet de scaphandrier des années 40 parti à 6 000 €.

À signaler que la vente des collections du musée Chantereyne se poursuit aujourd'hui à partir de 14 h 30 mais cette fois-ci à l'étude de Samuël Boscher avec notamment beaucoup de livres et de documents toujours en rapport avec l'histoire maritime ou locale.

Pratique. Suite de la vente du musée Chantereyne, aujourd'hui jeudi à 14 h 30, 4, rue Noyon. Exposition ce matin de 9 h à 12 h. Tél. 02 33 20 56 98.

Ouest-France



Actu Cherbourg

La pépinière audiovisuelle s'étoffe

Dominique Ruchon et Vincent Pouchain, dans leurs nouveaux locaux de la pépinière d'entreprises.  Dominique Ruchon et Vincent Pouchain, dans leurs nouveaux locaux de la pépinière d'entreprises.

Instants d'images et Boja Productions : deux nouvelles entreprisespour nous faire rêver de chez nous.

Ils viennent de s'installer dans la pépinière d'entreprises de l'ex-hôpital maritime des armées. A priori, ils n'avaient rien en commun, sinon leur domaine d'activité. Dominique Ruchon, avec les éditions Instants d'images, et Vincent Pouchain avec Boja Productions travaillent tous deux dans l'audiovisuel.

Après plus de 25 ans d'expérience dans le domaine, et au sortir d'un contrat de trois ans au service audiovisuel du département de la Manche, Dominique Ruchon a eu la volonté de bâtir sa petite entreprise. Sur une idée simple : « il y a de très beaux films qui se font sur la région. Finalement, le public n'a pas de visibilité de ces produits. Bien sûr il y a des éditeurs papier, des beaux livres de photos. Mais peu d'éditeurs de films qui parlent de la région. » Elle a donc décidé de se lancer sur ce créneau.

Cotentin

Sa première collection : « Le Cotentin, pays de terres, de mer et de marais », a connu un joli succès cet été, grâce au partenariat de nos confrères de la Presse de la Manche, qui en ont assuré la distribution. Mais beaucoup ont raté ces six documentaires. Dominique Ruchon va donc les proposer sur le marché du terroir à Cherbourg, ainsi que sur le marché de Noël, et notamment sous forme de coffrets pour les fêtes de fin d'année.

C'est là qu'intervient Vincent Pouchain. Lui, réalise des films, des reportages, publicitaires, documentaires, pour de multiples supports médias. Dominique Ruchon lui a demandé de réaliser des bonus pour ses DVD. Et c'est ainsi qu'est née cette collaboration entre Boja productions et Instants d'images.

Il se trouve que la pépinière d'entreprises, installée dans l'ancien hôpital des Armées, a une vocation audiovisuelle. D'autres entreprises, comme les Gueux de la Terre, y sont installées. « En venant nous implanter ici, à notre modeste niveau, nous jouons un peu la carte de la synergie » disent les deux chefs d'entreprise. Ils espèrent que des collaborations pourront émerger dans l'avenir.

Pour l'heure les projets ne manquent pas. Chacun a les siens : « Le DVD est devenu un produit facile d'accès. » Et le champ d'investigation est large. Dominique pense à des produits mixtes alliant DVD et photos. « Il y a trois types de documents à exploiter : des produits finis, peu diffusés, par exemple sur le patrimoine industriel. Il y a aussi des archives audiovisuelles, qui nécessitent un montage. L'étape suivante, ce sera la production de nos propres documentaires. »

Vincent, lui aussi déborde de projets, notamment des programmes courts pour les chaînes de la TNT. Mais ils sont sûrs d'une chose : le filon existe. « Les gens sont friands de leur patrimoine. Plus on leur parle de mondialisation, plus ils ont envie de se rapprocher de leurs racines. »

Thierry DUBILLOT.

Ouest-France