jeudi 15 janvier 2009

Actualités Cherborug

L'architecte du Point du Jour sera présent samedi

Le centre d'art est à la fois un lieu d'exposition, de résidences et de formation.  Le centre d'art est à la fois un lieu d'exposition, de résidences et de formation.

Plus tard. Samedi 17 janvier, le Centre d'art dédié à la photographie accueillera Eric Lapierre. Le lieu est ouvert depuis le 22 novembre.

Les Cherbourgeois s'habituent peu à peu à l'architecture du nouveau lieu culturel de leur ville, le Point du jour. « Il est issu du rapprochement du Point du jour, éditeur spécialisé en photographie créé en 1996, et du Centre régional de la photographie de Cherbourg-Octeville qui organise, depuis 1999, ateliers, expositions et résidences », explique David Barriet, codirecteur avec Béatrice Didier et David Benassayag. Et de se féliciter : « 600 personnes étaient présentes à l'inauguration et 1 300 visiteurs sont passés depuis ». Pas mal. Il faut dire que le bâtiment interpelle et qu'il suscite encore de nombreuses questions.

La rencontre du samedi 17 janvier sera l'occasion d'apporter des réponses. Éric Lapierre s'explique : « Il fallait que ce soit un bâtiment très identifiable car perçu de manière fugitive par les voitures. L'endroit se présente comme un petit hangar. L'utilisation des matériaux bruts engage tous les sens, pas seulement la vision ». L'homme justifie son choix du paxalumin, un matériau normalement utilisé pour recouvrir les terrasses : « Lorsque j'ai sorti un morceau de ce matériau, en réunion d'urbanisme à Cherbourg, j'ai ressenti une qualité particulière de silence ». Le paxalumin fait désormais partie de la perspective du bas du Roule : « On s'inscrit ainsi dans une culture esthétique qui s'inspire de la photographie. Faire de l'architecture, c'est rendre commun tout ce qu'on fait, inscrire les bâtiments dans une culture commune ».

L'exposition actuelle regroupe jusqu'au 15 février treize artistes autour de l'Opération de renouvellement urbain. Certains d'entre eux sont de renommée internationale comme Lynne Cohen ou Patrick Faigenbaum.

Rencontre samedi 17 janvier à 16 h 30 au Point du Jour, avenue de Paris, entrée libre, tél. 02 33 22 99 23

Ouest-France

Actualités Cherborug

Athlétisme : Ce week-end les Régionaux lancent la saison

Championnats régionaux à Mondeville. Deux jours de compétitions qui vont véritablement lancerla saison dans la course vers les Nationaux.

« J'espère qu'ils ne vont pas trop chauffer la salle... » Par le froid qui règne, la réflexion n'est même pas teintée d'humour ! Elle est sérieuse dans la bouche de Jean-Paul Masselin qui, il est vrai, a conquis un de ses titres de champion du monde vétéran, l'hiver dernier, dans la neige à Clermont-Ferrand. Là, le marcheur granvillais n'espère pas de la fraîcheur pour lui. Mais pour Simon Hurault, un de ses jeunes protégés, qu'il espère voir marcher vers les minima pour les championnats de France. « D'habitude, je le freine. Là, s'il ne fait pas trop chaud dans la salle de Mondeville, samedi, je le lance sur ces bases-là sur le 5 000 m. »

Un premier exploit pour un athlète du Manche-Athlé-Centre-Sud ? Suivi de ceux des sprinters et hurdlers du club, le trio des Antoine, les Beauquet, Fournier et Gauthier. Trois véloces déjà vus en forme lors des rendez-vous mondevillais de décembre et aux championnats de la Manche, dimanche dernier à Cherbourg. Daniel Laigre, les évoque aussi « les jeunes Granvillais » après avoir lâché trois noms qu'il espère voir briller lors de ces championnats régionaux, « Mauréna Séga, Chloé Mériel et Simon Delage ». Spécialiste es-sauts, l'entraîneur national et de l'EA Cherbourg-Querqueville a trouvé l'internationale espoir tourlavillaise « impressionnante à Cherbourg, dimanche. Elle sort des stages régionaux et interrégionaux de décembre et a quelques réglages à faire, mais... » Comme le sautoir de la halle D'Ornano est excellent, si les réglages sont au point...

La petite Chloé Mériel, elle, est certainement plus à attendre en vitesse qu'en longueur où elle n'a pas toujours utilisé au mieux tout son potentiel de vélocité. Quant à Simon Delage, le nouveau recordman de Basse-Normandie du triple saut cadet, le doute est tout de même présent en raison d'une douleur dorsale qui le hante depuis plusieurs semaines. « Je vais aller à Mondeville. Je m'échaufferai et on verra après... », confiait-il cette semaine.

Pratique. Samedi de 13 h 30 à 20 h 45 (début des dernières épreuves), marche et courses de demi-fond sur l'anneau, triple saut, hauteur et poids. Dimanche, de 11 h 30 à 15 h 30, 60 m haies, 60 m, longueur et perche.

Ouest-France

concert cherbourg

Musiques anciennes au théâtre de la Butte

Les Cyclopes interpréteront les Abendmusiken, premiers concerts publics datant de 1705  Les Cyclopes interpréteront les Abendmusiken, premiers concerts publics datant de 1705

Plus tard. Le Trident accueille un concert mardi 13 janvier. Les Cyclopes explorent l'univers foisonnant du baroque.

Avec Musiques anciennes, Les Cyclopes proposent de revivre le voyage de Jean-Sébastien Bach à Lübeck, et les soirées exceptionnelles du mois de novembre 1705, à la rencontre de ses contemporains. « Pour des raisons indépendantes de notre volonté, liées à la disponibilité de l'équipe artistique, le concert L'Amoureus tourment, initialement prévu, a été reporté à la saison 2009-2010. La composition de la soirée s'en trouve modifiée », indique l'équipe du Trident. Ce sera l'occasion de découvrir les Abendmusiken (musiques du soir). À la mi-novembre 1705, le jeune Jean-Sébastien Bach entreprend à pied depuis Arnstadt le voyage de Lübeck, soit 400 km. Sa motivation est de rencontrer Dietrich Buxtehude « pour comprendre l'une ou l'autre chose au sujet de son art ». Il n'a pas choisi la date de son voyage au hasard car il sait qu'il va pouvoir assister à deux soirées exceptionnelles : les Abendmusiken des 2 et 3 décembre commémorant respectivement le décès de l'empereur Leopold I et l'accession au trône du nouvel empereur Joseph I. « Établis en Basse-Normandie à partir de 1990, Les Cyclopes rassemblent autour de Bibiane Lapointe et Thierry Maeder des musiciens se consacrant à l'interprétation de la musique baroque sur instruments d'époque », précisent les organisateurs.

Au coeur d'un de leurs répertoires de prédilection, Abenmusiken évoque une innovation majeure dans la vie musicale du XVIIe siècle : le concert public. La formation baroque interprétera des pièces de Christoph Bernhard, Franz Tunder, Johann Theile, Dietrich Buxtehude, Nicolaus Bruhns et Matthias Weckmann.

Concert mardi 13 janvier à 20 h 45 au théâtre de la Butte, tarifs 20 € et 11 €, durée 1h50, tél. 02 33 88 55 55

Ouest-France

Spectacles Cherbourg

En janvier au Trident : de Guitry à Miossec

Yann Tiersen et Miossec chanteront de nouvelles chansons créées à quatre mains  Yann Tiersen et Miossec chanteront de nouvelles chansons créées à quatre mains

Plus tard. La programmation de la Scène nationale se poursuit. Cinq spectacles sont prévus sur les trois plateaux de la ville.

Théâtre. Arromanches, une mort simple, de Daniel Besnehard. « Un été brûlant, dans une chambre d'hôpital, Marie, une jeune femme, refait le parcours de sa vie en ligne brisée. Chaque jour, elle rejoint le CHU de Caen où sa mère Louise est alitée. L'histoire est simple et universelle, celle des derniers instants, ici mal partagés, d'une mère et de sa fille », ainsi commence la pièce. Les interprètes sont Jenny Bellay et Danièle Klein. Mercredi 7 janvier à 18 h 45 et jeudi 8 janvier à 20 h 45 au Vox. Tarifs 20 €, 11 € et 7 €.

Musique. Musiques anciennes avec les Cyclopes. « Attention, L'amoureux tourment, de Guillaume Machaut, initialement prévu, ne pourra être joué (faute de musiciens) », précise l'équipe du Trident. La formation propose donc « de revivre le voyage de Jean-Sébastien Bach à Lübeck, et les soirées exceptionnelles du mois de novembre 1705 », à la rencontre de ses contemporains. Mardi 13 janvier à 20 h 45 au théâtre de la Butte. Tarifs 20 €, 11 € et 7 €.

Théâtre. Toâ, de Sacha Guitry. La Piccola familia revient à Cherbourg, après le succès d'Arlequin poli par l'amour. « La jeune compagnie dessine un autoportrait de Sacha Guitry autour des thèmes chers à l'auteur » : la supériorité du théâtre sur la vie, l'éternité de l'amour, les tourments du réel. Une lecture libérée des carcans idéologiques, jubilatoire et foisonnante. Du 21 au 25 janvier au théâtre à l'italienne. Tarifs 20 €, 11 € et 7 €. Halte garderie ouverte le dimanche 25 janvier.

Théâtre à partir de 2 ans. 1 000 morceaux de moi, de Laurance Henry. La pièce est un regard sur soi : mille petits secrets, émotions, désirs et mille frustrations qui font que je suis moi. C'est l'histoire de la découverte de ce moi dans le regard des autres. Mercredi 28 janvier à 15 h et à 17 h au Vox, Tarifs 20 €, 11 € et 7 €.

Chanson française. Yann Tiersen et Miossec. « À force de se croiser et de se décroiser, il fallait bien qu'un jour les mélodies enivrantes de Tiersen aillent embrasser le style écorché vif de Miossec. De leurs quatre mains bretonnes sont nées de nouvelles chansons qu'ils joueront en avant-première avant d'en faire un disque ». Vendredi 30 janvier à 20 h 45 au théâtre à l'italienne, tarifs 28 € et 19 €.

Renseignements sur/www.trident-scenenationale.com et au 02 33 88 55 55

Ouest-France

Visites Cherbourg

Salon du livre des Pieux : 8e édition en mars

Michel Giard (2e rang et 3e en partant de la gauche) a présenté, aux acteurs de la vie locale et au maire des Pieux, Bruno Cottebrune (au centre, le programme du Salon.  Michel Giard (2e rang et 3e en partant de la gauche) a présenté, aux acteurs de la vie locale et au maire des Pieux, Bruno Cottebrune (au centre, le programme du Salon.

Plus tard. Soixante auteurs auront rendez-vous avec le public.Expositions, émission de radio, lecture de contes : un programme éclectique.

La 8e édition du Salon du livre des Pieux se tiendra le 7 et 8 mars. L'association la Note Bleue présidée par Michel Giard présente l'événement : « Orienté vers l'aventure au sens large et l'édition jeunesse, ouvert sur tous les horizons, ce salon contribue à renforcer la dimension culturelle de la cité. Le port d'ancrage de ce 8e salon sera la salle Paul-Nicolle, située en plein centre-ville auprès de la médiathèque Victor-Hugo et du centre multimédia. Amateurs et lecteurs avertis s'y retrouveront le temps d'un week-end dans un monde où se côtoient les héros de romans, leurs auteurs et leur public ».

Une soixantaine d'écrivains sont attendus parmi lesquels : Jacqueline Monsigny, Edward Meeks, Yves Bonnet, Didier Decoin, Emile Leballais, Catherine Ecole Boivin... De nombreuses animations seront proposées aux enfants comme les ateliers de découverte de la lecture avec Nanou et ses mini-histoires pour le jeune public, des contes africains par Jocelyne Sauvard, des balades à poneys avec le centre équestre et la découverte de nombreux livres enfance et jeunesse.

Deux émissions de France Bleue Cotentin animées par Stéphane Mounier seront ouvertes au public en fin de matinée du samedi et du dimanche. Elles se dérouleront à la médiathèque. Christine Duteutre, qui sera présente pour dédicacer ses livres, exposera ses superbes photographies. Une autre exposition sur le thème du jazz et de la Nouvelle Orléans se tiendra à la Médiathèque. Comme tous les ans le Centre multimédia accueillera des maquettes de l'AS Cogéma Maquettes et de C'Mafig.

Samedi 7 et dimanche 8 mars. Les Pieux.

Ouest-France

Visites Cherbourg

Les musées manchois sur le pied de guerre pour le 65e

Le site de la batterie d'Azeville rouvrira ses portes en avril.  Le site de la batterie d'Azeville rouvrira ses portes en avril.

En juin prochain, la Normandie fêtera le 65e anniversaire du Débarquement. Un grand rendez-vous qui verra, sans doute pour la dernière fois, la participation de vétérans.Comment les musées manchois s'y préparent-ils ?

Sainte-Mère-Église

Musée des troupe aéroportées. Du haut de ses presque 180 000 visiteurs par an (en 2004, pour le 60e, ils avaient même été 230 000), le plus vieux musée manchois consacré à la Seconde Guerre mondiale (il a ouvert en 1964) veut s'agrandir. Un projet d'extension sur 6 000 m2 est lancé. Budget : 3 millions d'euros, couverts sans financements publics. Buts : doubler sa surface d'exposition et moderniser son concept. La pose de la première pierre doit être faite en juin 2009 à l'occasion du 65e anniversaire du Débarquement. L'ouverture est, elle, prévue en 2010.

Sainte-Marie-du-Mont

Musée du Débarquement d'Utah Beach. L'autre grand lieu de pèlerinage est installé à deux pas de la plage d'Utah Beach. Ce musée retrace l'exploit militaire du Débarquement en Normandie et plus spécifiquement sur celle d'Utah Beach. Créé en 1962, il est situé juste en bord de plage, là même où les troupes américaines ont débarqué au matin du 6 juin. Du coup, les cérémonies officielles ont tous les ans lieu à proximité immédiate de ce musée qui accueille en moyenne 70 000 visiteurs.

Un projet d'agrandissement vient d'être déposé par la commune, propriétaire du site. Budget : environ 6 millions d'euros, financés pour un tiers par des fonds américains, le reste à répartir entre commune et collectivités locales. But : refaire de ce musée, un lieu incontournable du tourisme de mémoire. Les travaux ne devraient être entrepris qu'en 2010. « Mais nous espérons poser la première pierre à l'occasion du 65e, espère le maire, Henri Milet. Ces travaux devraient nous permettre d'atteindre une fréquentation annuelle de 100 000 visiteurs. »

Musée de l'Occupation. Situé dans l'ancien bureau de garnison allemande, ce musée a de quoi vous surprendre, notamment par ses peintures murales crées par les soldats allemands eux-mêmes. Cette maison est devenue au matin du 6 juin 44 et jusqu'au 1er novembre le quartier général des troupes US pour le secteur d'Utah Beach. Ce musée abrite une collection privée relative à la vie sous l'occupation (transports, ravitaillement, résistance, collaboration, déportation).

Musée de la Libération. Situé face à l'église, ce musée abrite une collection, également privée, d'armements, de véhicules, mannequins US et allemands, trophées capturés et objets découverts lors de fouilles du champ de bataille.

Quinéville

Mémorial de la Liberté retrouvée. Créé en 1992, mais réimaginé et relancé en 2005, cet espace de 1 000 m2 a accueilli près de 22 000 visiteurs en 2008.

Saint-Côme-du-Mont

Dead's Man Corner. Ce musée, ouvert en 2005 dans une maison, est sans doute le plus petits de tous. Mais cela ne signifie pas qu'il soit le moins médiatique, bien au contraire ! On voit même le site dans un jeu pour console vidéo (Brothers in Arms). Ce sont en effet ses gérants qui organisent depuis quelques années les fameuses réunions de reconstitueurs habillés en soldats de 1944 à Carentan. « Un gros événement est d'ailleurs prévu pour le 65e, on a déjà beaucoup de gens qui ont confirmé leur participation, explique Frédéric Fourquemin, l'un des responsables. Où ? Quand ? Comment ? On ne peut pas encore donner beaucoup de détails, car nous travaillons toujours sur le projet avec les associations, la mairie de Carentan et la communauté de communes. On n'en saura plus en février, je pense... »

Du haut de ses presque 14 000 visiteurs annuels, le petit musée (ouvert toute l'année) a aussi des projets d'agrandissement. « Nous allons déposer une demande de permis de construire cette année, poursuit le responsable. Par contre, si la demande est acceptée, nous ne prévoyons de faire construire le nouveau bâtiment qu'en 2010. »

Batterie d'Azeville. Cet ancien bastion fortifié allemand est le seul musée directement géré par le conseil général de la Manche. Fermé pour la période hivernale, il ne rouvrira ses portes qu'en avril.

Ludovic RENOULT.

Ouest-France