vendredi 6 février 2009

Actualités Cherborug

Sorties de bain: 7e édition du 16 au 19 juillet

De gauche à droite: Marc Gourreau, directeur de l'Archipel et du festival; Lucile Lesaulnier, responsable des relations publiques; Florence Ropars, responsable Action développement partenariats; et Annabelle Bouchaud, chargée de mission Sorties de bain.   De gauche à droite: Marc Gourreau, directeur de l'Archipel et du festival; Lucile Lesaulnier, responsable des relations publiques; Florence Ropars, responsable Action développement partenariats; et Annabelle Bouchaud, chargée de mission Sorties de bain.

A Granville, le programme du festival des arts de la rue, est presque calé. 30 troupes sont déjà prévues.

44 000 spectateurs l'année dernière. Combien cette année ? C'est la logique et lancinante question qui revient à chaque édition de ce festival qui s'est désormais fait une bonne place dans l'agenda des festivaliers et touristes en pays granvillais. L'édition 2009, la septième, se déroulera du jeudi 16 au dimanche 19 juillet.

La programmation « In » est déjà calée: 30 compagnies offriront au public près de 70 représentations. C'est sans compter le « Off » qui sera fixé dans deux mois. Et le tout sera gratuit ! Ce n'est pas rien par les temps qui courent. L'année dernière, 128 représentations avaient été données pendant quatre jours entre la place du casino de Granville, les espaces verts du Val-es-Fleurs, et plusieurs autres sites du centre de Granville. Qu'annonce-t-on de beau pour l'été prochain. « Pour le moment, on ne veut trop dévoiler la programmation. On peut cependant dire qu'il y aura un grand spectacle d'ouverture, une parade pyrotechnique où tout le monde sera acteur... » avance Marc Gourreau, co-directeur du théâtre de l'Archipel et du festival.

Parmi les têtes connues, les spectateurs retrouveront Fred Tousch avec un nouveau spectacle, la Foirce. Les Batteurs de Pavé, gros succès 2009 sur le parvis de l'église Notre-Dame, reviendront aussi avec les Contes Abracadabrantesques. Pour le reste: motus...

Pascal SIMON.
Ouest-France

Actualités Cherborug

Le manoir détruit, le jardin sera sauvé

Entièrement calciné, le manoir de la Fauconnière n'est plus qu'une ruine, presque romantique.   Entièrement calciné, le manoir de la Fauconnière n'est plus qu'une ruine, presque romantique.

Malgré la destruction du manoir de la Fauconnière, la Ville veut poursuivre son projet d'ouverture du parc au public.

Le manoir de la Fauconnière n'est plus qu'un tas de cendres. L'incendie qui l'a ravagé mardi soir laisse un spectacle désolant. De la bâtisse, construite en 1870 par Alfred Favier, il ne reste que des murs noircis.

Il y a déjà quelques années que le manoir était fermé, laissé à l'abandon. La thèse de l'incendie criminel est d'ailleurs privilégiée. Des squatters occupaient régulièrement les lieux. Il suffit d'ailleurs de voir les caddies neufs qui encombrent la cour pour se convaincre qu'il y avait là des occupants attirés par la discrétion de l'endroit, proche du quartier des Provinces.

Jardin botanique

Plus que par son manoir, la Fauconnière est connue pour son jardin botanique. Sur sept hectares, environ 4 000 espèces de plantes, pour la plupart originaires de l'hémisphère sud, croissent et embellissent. La réputation du jardin du docteur Favier, cultivé depuis la fin du XIXe siècle par trois générations de passionnés, attire les botanistes du monde entier. On trouve ici des plantes d'une extrême rareté. Certaines ont été primées comme arbres remarquables. C'est le cas par exemple d'un alignement de pins noirs, d'un magnolia de Campbell, originaire de Nouvelle Zélande, ou d'un Cornus, planté en 1841. Bref, il s'agit là d'un patrimoine botanique extraordinaire.

Fondation

Ces dernières années, le jardin n'était plus ouvert au public. Au grand regret de la ville de Cherbourg. Depuis deux ans, la municipalité cherchait une solution. Les tractations avançaient avec la famille Favier, propriétaire des lieux.

La destruction du manoir choque les amoureux des beaux sites. Bernard Cazeneuve en tête, qui a exprimé sa solidarité à la famille. « Cet incendie n'entamera pas notre volonté de poursuivre la préservation de ce patrimoine, bien au contraire. Je me suis entretenu dès hier soir (mardi) avec Alain Favier, l'un des représentants de la famille, et nous restons mobilisés pour ouvrir l'accès du parc au public ».

Drame de l'histoire, les négociations touchaient au but. « Un accord avait été trouvé avec la famille : le conservatoire du littoral devait racheter la propriété et rénover les clôtures et bâtiments. Une Fondation Favier devait être créée par la Ville, la Fondation du patrimoine, les actuels propriétaires, et comme principal mécène, le comité des parcs et jardins de France. » Outre l'entretien du parc, la fondation s'engageait à l'ouvrir au public en organisant des visites guidées...

Aujourd'hui, la ville s'engage pour que le public puisse un jour redécouvrir les nombreuses variétés d'arbres et d'arbustes que possède le parc. Une chance, il n'a pas été abîmé. « Le projet de redonner au jardin Favier sa renommée d'antan, reste donc d'actualité. »

Thierry DUBILLOT.
Ouest-France

Spectacles Cherbourg

Deux spectacles et du rire à la chaîne chez PSA

Les comédiennes rennaises de la Playtime compagnie dans « L'Augmentation » de Georges Pérec.  Les comédiennes rennaises de la Playtime compagnie dans « L'Augmentation » de Georges Pérec.

Fait rarissime, dimanche après-midi, à la Janais : PSA accueillait clowns et comédiens dans le cadre du festival nomade et dominical, les Coquecigrues.

En cette période de vaches maigres et de chômage partiel, ce n'est sans doute pas le moment pour un salarié de chez Peugeot-Citroën d'aller réclamer une augmentation à son chef de service. Qu'à cela ne tienne : les comédiennes rennaises de la Playtime compagnie l'ont fait, pour lui, hier après-midi. Pour de faux, évidemment, en jouant « L'Augmentation », dans l'auditorium de PSA qui sert, d'ordinaire, pour les séminaires, les arbres de Noël.

Dans la pièce, l'auteur, Georges Pérec, imagine le sort drôle mais peu enviable de cette employée d'un « trust colossal », ballottée, jusqu'à l'absurde, de bureau en bureau, et rabrouée par une chef de service hautaine et cynique... « La pièce a beau remonter aux années 1970, elle n'a pas vieilli, note un spectateur. Elle est même visionnaire quant à l'évolution du monde de l'entreprise où le salarié n'est plus qu'un pion, noyé dans le système. » Toute ressemblance avec un grand constructeur automobile serait bien sûr fortuite.

Au moins, chez PSA, ne manque-t-on pas d'humour pour accepter d'accueillir une pièce où les relations humaines dans l'entreprise sont à ce point déshumanisées. Quant au choix de « L'Augmentation », il remonte à bien avant que le secteur automobile soit touché par la crise.

Interdit aux moins de 16 ans

Pendant que les plus grands savouraient « L'Augmentation », les plus jeunes assistaient, dans le gymnase, à « Démodés », le spectacle d'un trio de clowns espagnols. Au total, quelque 500 spectateurs, dont un bon dixième de salariés de chez PSA, ont suivi les Coquecigrues jusqu'à la Janais. Parmi eux, Paul, employé à l'atelier de ferrage, venu en famille. « Ma femme espérait pouvoir visiter l'usine où je travaille, » confie-t-il.

C'est vrai que, partout où il passe, le festival, dont les spectacles n'ont lieu que le dimanche, en profite pour faire découvrir au public des sites originaux de Rennes-Métropole. Sauf qu'hier, la visite guidée s'est limitée à un décevant diaporama. « Pour des raisons de sécurité, les moins de 16 ans ne peuvent accéder aux chaînes de montage, explique Erika Louis-Roy, responsable de la communication. On ne peut, de toute façon, les visiter que par groupes de 25 personnes maximum. » Dommage.

Dimanche prochain, les Coquecigrues se déplacent sur le site de Ropartz à Rennes, certainement plus ouvert mais où il y a nettement moins à découvrir.

Benoit LE BRETON.
Ouest-France

Cité de la mer Cherbourg

2009, l'année du neuf pour la Cité de la mer

Bernard Cauvin et une partie de l'équipe de La Cité de la Mer posent devant le nouveau visuel du musée.  Bernard Cauvin et une partie de l'équipe de La Cité de la Mer posent devant le nouveau visuel du musée.

Le musée a rouvert ses portes samedi, après quatre semaines d'interruption.Petit tour d'horizon de ce qui attend le public cette année.

Alors que le bilan pour 2008 est honorable, il est temps pour Bernard Cauvin, le PDG de la Cité de la mer, d'évoquer les perspectives pour cette nouvelle saison. Et pour faire mieux que les 211 324 visiteurs de 2008, le musée a quelques arguments. Le premier événement est l'arrivée d'un sous-marin habité, Cyana, qui a plongé sur l'épave du Titanic. Cette nouveauté est le fruit d'une collaboration étroite depuis 10 ans entre La Cité et l'Ifremer (Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer). Cette capsule rejoint la maquette du Nautile, déjà exposée dans la nef d'accueil.

Parallèlement à cela, des photos sur la vie dans les grands fonds marins seront visibles jusqu'au 30 septembre. « Cette exposition gratuite sur les créatures des abysses s'inscrit directement dans notre nouvelle perspective qu'est le mystère des grandes profondeurs », explique Bernard Cauvin.

La Cité s'exporte

Mais les grandes innovations sont attendues pour le mois de mars. En effet, dans le cadre de la course Rames Guyane, le PC Course de Rémy Alnet sera installé dans la nef, selon sa volonté. « Dès le 8 mars, et pendant 6 semaines, le public pourra suivre les aventures de ce Cherbourgeois grâce à un dispositif interactif », s'enthousiasme Bernard Cauvin. « Il s'agit de faire en sorte que cette course devienne un outil pédagogique ».

Le grand tournant s'opérera néanmoins à la fin du mois puisque La Cité de la mer se déplace à Caen. « C'est une opération forte qui a pu se faire grâce au maire, Philippe Duron ». Pendant 5 jours, du 25 au 29 mars, la capitale bas-normande proposera à ses habitants des expositions, des sous-marins et des caissons de plongée afin d'offrir un baptême à ceux qui le souhaitent.

Pour les prochaines années, les projets ne manquent pas. Un an après sa venue pour le tournage de son film, Jacques Perrin sera de retour en novembre 2009 pour 2 avant-premières. Pour l'occasion, une exposition photo sera mise en place, « en espérant pouvoir la garder sur le long terme ». En 2010, la grande Galerie des Engins et des Hommes verra le jour, avec une ambition non dissimulée. « Nous voudrions être le seul lieu au monde à présenter autant d'engins habitables », confie Bernard Cauvin. Enfin, pour 2011, les équipes travaillent sur un espace dédié aux enfants « qui sont handicapés dans la visite ». Des aquariums seront donc mis à la hauteur des plus petits et contiendront des espèces bien particulières.

Horaires : 10 h à 18 h jusqu'au 6 février puis 9 h 30 à 18 h 30 jusqu'au 8 mars. Tarifs : 15,50 € pour les adultes, 10,50 € pour les 5-17 ans, gratuit pour les moins de 5 ans.

Ouest-France

theatre Cherbourg

Le voyage de Pinocchio : du théâtre musical

Sandrine Anglade a retenu du conte la parabole sur la trinité père -mère - enfant  Sandrine Anglade a retenu du conte la parabole sur la trinité père -mère - enfant

La Compagnie Sandrine Anglade retrouve le théâtre à l'italienne mercredi 4 février. Quinze jeunes Cherbourgeois monteront sur scène.

Dans Le voyage de Pinocchio, le héros est devenu adulte. Il entreprend un voyage à travers son enfance, guidé par sept petits solistes de la Maîtrise de Paris qui incarnent une enfance spontanée et brutale à la fois. « Cette nouvelle lecture du roman de Collodi par la Cie Sandrine Anglade, accompagnée par le choeur de l'école de musique de Cherbourg, allie théâtre et mouvement au rythme d'anciennes mélodies populaires italiennes », indique l'équipe de la Scène nationale. Sur le plateau, deux comédiens musiciens et sept enfants chanteurs, instrumentistes et comédiens, solistes issus de la Maîtrise de Paris.

Comme à chaque représentation, 15 enfants de la ville participent au projet. « Il était une fois un morceau de bois », ainsi commencent Les aventures de Pinocchio de Carlo Collodi, conte de fées moderne, immortel et universel. Sandrine Anglade et Claude Chestier, « bien connus à Cherbourg grâce à Monsieur de Pourceaugnac et au Bal à l'Italienne, bousculent l'histoire et présentent un voyage initiatique à l'envers, celui d'un Pinocchio adulte qui se confronte à nouveau à son enfance ».

L'univers musical se déclinera avec des chansons et mélodies populaires italiennes anciennes, un travail sur les percussions et les cloches à mains et la création d'un univers sonore et musical original confiée à Michaël Grébil.

Mercredi 4 février, à 18 h 45 au théâtre à l'italienne, tarif 20 €, 11 € et 7 €, tél. 02 33 88 55 55.

Ouest-France

Sport Cherbourg

Cross-country : Duel Letellier - Galon arbitré par Leprovost

Olivier Galon (photo), champion régional de cross long en 2008, croisera dimanche la route de Loïc Letellier. Photo  : David AdemasOlivier Galon (photo), champion régional de cross long en 2008, croisera dimanche la route de Loïc Letellier. Photo : David Ademas

Championnats régionaux, dimanche à Vire. Champions régionaux, l'un sur le court, l'autre sur le long, Loïc Letellier et Olivier Galon vont cette fois disputer la même course.

Cinq titres de champion de Basse-Normandie sur le cross long, et deux sur le court, dont l'an passé : c'est le Mondevillais Loïc Letellier. Un sur le long, en janvier 2008, pour l'Argentanais Olivier Galon. Dimanche, les deux hommes vont croiser leurs cross. Pour un duel sur 9 840 m (15 h 45). Duel arbitré par le jeune François Leprovost, champion d'Europe junior avec l'équipe de France en décembre dernier.

« Si je cours, c'est pour gagner », lâche sans barguigner Loïc Letellier, rentré fatigué, la semaine passée d'un stage au Portugal. Du coup, Olivier Galon l'avait dominé sur le 3 000 m du Meeting de Mondeville : 8' 13» 90 contre 8' 17» 95. Un repère qu'évacue Olivier Galon. « Loïc était fatigué et va revenir vite. Par ailleurs, il a un profil de coureur plus long que moi. Je m'accrocherai. Ce sera un bon travail foncier. Et puis, c'est plus intéressant, au niveau des Régionaux, que le court. »

Le dernier cross long pour Galon

Croisée des chemins car ce sera le dernier cross long pour l'Argentanais qui disputera ensuite les France élite en salle sur 1 500 m, et les Interrégionaux de cross court le même week-end. Quant au Mondevillais, qui « prépare le marathon de Paris », cette saison, le cross se court « dans la foulée » de cette préparation longue. Il pourrait même snober les France de cross cette année. Intéressant éventail des âges : 33 ans pour Letellier, 28 ans pour Galon. Et 20 seulement pour Leprovost. Heureuse course des hommes.

Martine Robine favorite

On ne peut en dire autant de celle des femmes (15 h 15) où Martine Robine (EA Cherbourg - Querqueville), de retour des sports d'hiver et au lendemain d'une fête de famille, sera tout de même la favorite de la course senior à près de 56 ans ! Première des championnats du Calvados, Maria Revellado (Colombelles), ne peut en effet prétendre de toute façon au titre, étant Espagnole.

Auparavant, Léo Fontana (Caen), 3e des France UNSS, devrait briller en minimes (13 h 20). Comme Aurore Guérin (Sourdeval) en juniors filles (14 h 20). Chez les vétérans (11 h 30), la course la plus fournie avec une liste de 299 engagés, bien que privée, dimanche, d'Éric Porée, l'armada d'Athlé-Sud-Manche emmenée par Abdelmajid Mehir, briguera un dernier titre régional avant de se saborder en fin d'une saison où elle entend briller aux championnats de France.

Ouest-France

Actualités Cherborug

En taillant la pierre, il bâtit son métier

Grégory Baloche (à gauche), tailleur de pierre au Molay-Littry, avec son apprenti, Johnny Dubosq, qui dispute la finale nationale des Olympiades des métiers, à Lille.  Grégory Baloche (à gauche), tailleur de pierre au Molay-Littry, avec son apprenti, Johnny Dubosq, qui dispute la finale nationale des Olympiades des métiers, à Lille.

Johnny Dubosq, de Moon-sur-Elle, apprend son métier chez un artisan du Molay-Littry. Il dispute depuis mercredi à Lille, la finale nationale des Olympiades des métiers, catégorie « taille de pierre ».

Rencontre

« D'accord pour un article dans le journal, mais à condition qu'on parle surtout du métier. » Parmi les cinq Bas-Normands ayant disputé fin octobre la finale régionale des Olympiades catégorie « taille de pierre », Johnny Dubosq, 20 ans, est le seul à avoir gagné son ticket pour la finale nationale. Pas de quoi lui monter à la tête. Fils de maçon, il sait plus que quiconque que c'est au pied du mur... qu'on juge un bon ouvrier.

« J'ai toujours été attiré par le bâtiment mais c'est en troisième, lors d'un forum des métiers dans mon collège de Saint-Clair-sur-Elle, que j'ai décidé de devenir tailleur de pierre. » A l'époque, le conseil d'orientation lui suggère une seconde professionnelle. Il refuse. Ce sera un CAP tailleur de pierre au lycée de la Roquelle à Coutances, plus une année complémentaire en « gravure sur pierre », avant le Brevet professionnel qu'il terminera en octobre, sûrement diplômé.

La pierre tombale renaît

Son maître d'apprentissage a eu le temps de le jauger. « Johnny est passionné bien sûr, ça vaut mieux, mais il est aussi rigoureux, minutieux, méthodique, apprécie Grégory Baloche. Cet artisan installé depuis onze ans au Molay-Littry en est à son sixième apprenti. « Tous ont suivi après leur bonhomme de chemin : un travaille aujourd'hui en Suisse, un autre enseigne au Centre de formation des apprentis (CFA) de Louvigné-du-Désert en Ille-et-Vilaine. » C'est là que Johnny acquiert la théorie d'un métier « où l'on apprend toute sa vie », assure l'artisan patron. Tout le reste, le coup de main, le métier qui rentre dans la peau, c'est dans l'atelier et auprès des clients de son patron que Johnny l'apprend.

Depuis plus de quatre ans qu'il travaille la pierre, celle de Caen surtout mais pas seulement, le jeune Manchois est quasiment autonome. « Je lui ai confié la réalisation d'une pierre tombale, une réplique d'une pierre très abîmée qu'un client veut remplacer sur la tombe de son ancêtre », explique Grégory Baloche. Un chantier passionnant : « On a retrouvé des dessins identiques sur une autre tombe du cimetière. »

Un tombeau tout neuf est en train de voir le jour dans l'atelier. « C'est Johnny qui s'en occupe, sous mon contrôle bien sûr mais il aura vécu toutes les étapes de cette commande. » Le regard du jeune candidat aux Olympiades s'éclaire : « Ce que j'aime, c'est le contact avec le client, la diversité des ouvrages (cheminée, fontaine, table de jardin, blason, colonne...), ce métier n'est jamais monotone... » Chez les tailleurs de pierre, la relève est assurée.

Laurent LE GOF