jeudi 26 février 2009

Balades cherbourg

Le Vieux Copain a rejoint Voiles écarlates

Le vieux gréement est entré hier après-midi dans le port de Cherbourg en provenance de Paimpol, via Guernesey.  Le vieux gréement est entré hier après-midi dans le port de Cherbourg en provenance de Paimpol, via Guernesey.

La flottille de l'association s'est agrandie, avec l'arrivée hier du vieux gréement de Paimpol dans le port de Cherbourg. Le thonier dundee est classé monument historique.

Il est arrivé lentement mais sûrement, arborant déjà fièrement le pavillon normand. Derrière la file de bateaux de pêche, la proue du Vieux Copain est apparue hier après-midi dans le port de commerce sous un ciel bas sans lumière. Désormais, le thonier dundee en provenance de Paimpol naviguera sur les côtes du Cotentin. Acquis par Alain Boutry, fidèle mécène de l'association Voiles écarlates dont il est le président honoraire. L'homme ne communiquera pas le montant de la transaction. L'important est de voir aujourd'hui ce bateau classé monument historique aux mains d'une association dont Alain Boutry ne tarit pas d'éloges. « Je connais Gérard Bourdet (le président) depuis une dizaine d'années. Ce qu'il fait pour les jeunes en difficulté, c'est très bien. Au bout de 6 jours en mer, ils ont tout compris. »

« Un de mes rêves »

L'histoire de l'acquisition du Vieux Copain remonte à 3 ans. « J'avais appris qu'un thonier était à vendre à Paimpol. J'y suis allé en novembre 2005. Mais je n'ai pas eu l'argent de la banque. J'ai ensuite voulu acheter une goélette basée à Saint-Tropez et puis ça ne s'est pas fait. J'ai rappelé à Paimpol. Le bateau n'était toujours pas vendu. A l'époque, je vendais un bâtiment à Paris et j'ai pu acheter le Vieux Copain. J'ai signé l'achat du bateau lundi dernier. » Alain Boutry confie : « Un thonier, c'était un de mes rêves. Depuis mon enfance, j'aime les bateaux à voiles. Je me souviens de voir sortir des thoniers du port de Concarneau quand j'étais gamin. C'est un très beau bateau. Sur le plan de la manoeuvre, celui-ci est parfait. »

Et en parfait état. Il appartenait à Serge Le Joliff qui a consacré des années à le restaurer. Belle réussite. Pendant 25 ans, il a promené sa ligne magnifique de l'estuaire du Trieux à l'île de Bréhat. Il était devenu un des symboles de la ville de Paimpol. Les Bretons le regrettent déjà et son départ a entraîné beaucoup de réactions de passionnés selon notre collègue de Paimpol. Les Cherbourgeois ont maintenant tout le loisir de le découvrir puisqu'il entame une nouvelle carrière auprès des autres bateaux de Voiles écarlates. Le Vieux Copain est maintenant le plus grand bateau de la flottille (18 mètres de long, 2,50 mètres de tirant d'eau pour un poids de 70 tonnes). Il peut transporter jusqu'à 30 passagers. « Avec les jeunes à bord, on sera rarement plus de 10, pour un équipage de 4 personnes au minimum. » Et deux capitaines qui se relaieront, Gérard Bourdet et Luc Massard.

La traversée de Paimpol jusqu'à Cherbourg via Guernesey s'est déroulée sans encombre, avec un bon coup de vent sur les côtes de l'île anglo-normande. « C'est un bateau très physique », confiait hier Gérard Bourdet. Il devrait désormais rester amarré dans le port de Cherbourg.

Sabrina ROUILLÉ.
Ouest-France

Actualités Cherborug

ne semaine de vacances sous les tropiques - Les Pieux

Cette semaine, le thème est à l'artisanat : les enfants ont cousu de magnifiques canevas.</P>
Avec une moyenne de 40 enfants présents pour la première semaine de vacances au centre de loisirs des Pieux, l'ambiance était chaude sous les tropiques. Les animateurs avaient choisi pour thème le soleil. Le décalage fut notoire entre le froid extérieur et la chaleur ambiante à l'intérieur du centre. « Nous avions installé transats, salon de jardin, parasols et amené du sable afin de recréer une ambiance vraiment estivale », commente une animatrice.

Les enfants ont fabriqué des palmiers, des perroquets et des papillons multicolores. Les plus jeunes ont pu se déguiser avec des paréos, des casquettes et lunettes de soleil. Des jeux de plage comme la pétanque ou le beach-volley ont aussi fait partie des activités. « J'ai bien aimé le défilé tendances été 2009 ; c'était rigolo de défiler avec une planche à voile », se souvient Théo. « Moi, j'ai bien aimé les plus grands qui ont fait un concert de tambours de Caraïbes », ajoute Antoine. La semaine s'est terminée avec une boum accompagnée d'un goûter aux couleurs du soleil le vendredi.

Cette semaine le thème retenu est l'artisanat ; elle se terminera par une exposition des réalisations des enfants, ce vendredi 20 février à partir de 16 h 30.

samedi 21 février 2009

Actu Cherbourg

En taillant la pierre, il bâtit son métier

Grégory Baloche (à gauche), tailleur de pierre au Molay-Littry, avec son apprenti, Johnny Dubosq, qui dispute la finale nationale des Olympiades des métiers, à Lille.  Grégory Baloche (à gauche), tailleur de pierre au Molay-Littry, avec son apprenti, Johnny Dubosq, qui dispute la finale nationale des Olympiades des métiers, à Lille.

Johnny Dubosq, de Moon-sur-Elle, apprend son métier chez un artisan du Molay-Littry. Il dispute depuis mercredi à Lille, la finale nationale des Olympiades des métiers, catégorie « taille de pierre ».

Rencontre

« D'accord pour un article dans le journal, mais à condition qu'on parle surtout du métier. » Parmi les cinq Bas-Normands ayant disputé fin octobre la finale régionale des Olympiades catégorie « taille de pierre », Johnny Dubosq, 20 ans, est le seul à avoir gagné son ticket pour la finale nationale. Pas de quoi lui monter à la tête. Fils de maçon, il sait plus que quiconque que c'est au pied du mur... qu'on juge un bon ouvrier.

« J'ai toujours été attiré par le bâtiment mais c'est en troisième, lors d'un forum des métiers dans mon collège de Saint-Clair-sur-Elle, que j'ai décidé de devenir tailleur de pierre. » A l'époque, le conseil d'orientation lui suggère une seconde professionnelle. Il refuse. Ce sera un CAP tailleur de pierre au lycée de la Roquelle à Coutances, plus une année complémentaire en « gravure sur pierre », avant le Brevet professionnel qu'il terminera en octobre, sûrement diplômé.

La pierre tombale renaît

Son maître d'apprentissage a eu le temps de le jauger. « Johnny est passionné bien sûr, ça vaut mieux, mais il est aussi rigoureux, minutieux, méthodique, apprécie Grégory Baloche. Cet artisan installé depuis onze ans au Molay-Littry en est à son sixième apprenti. « Tous ont suivi après leur bonhomme de chemin : un travaille aujourd'hui en Suisse, un autre enseigne au Centre de formation des apprentis (CFA) de Louvigné-du-Désert en Ille-et-Vilaine. » C'est là que Johnny acquiert la théorie d'un métier « où l'on apprend toute sa vie », assure l'artisan patron. Tout le reste, le coup de main, le métier qui rentre dans la peau, c'est dans l'atelier et auprès des clients de son patron que Johnny l'apprend.

Depuis plus de quatre ans qu'il travaille la pierre, celle de Caen surtout mais pas seulement, le jeune Manchois est quasiment autonome. « Je lui ai confié la réalisation d'une pierre tombale, une réplique d'une pierre très abîmée qu'un client veut remplacer sur la tombe de son ancêtre », explique Grégory Baloche. Un chantier passionnant : « On a retrouvé des dessins identiques sur une autre tombe du cimetière. »

Un tombeau tout neuf est en train de voir le jour dans l'atelier. « C'est Johnny qui s'en occupe, sous mon contrôle bien sûr mais il aura vécu toutes les étapes de cette commande. » Le regard du jeune candidat aux Olympiades s'éclaire : « Ce que j'aime, c'est le contact avec le client, la diversité des ouvrages (cheminée, fontaine, table de jardin, blason, colonne...), ce métier n'est jamais monotone... » Chez les tailleurs de pierre, la relève est assurée.

Laurent LE GOF

jeudi 19 février 2009

Spectacles Cherbourg

Spectacle de danse aux Aubépines - Les Pieux

Vingt-huit jeunes filles d'Helleville sont venues danser jeudi après-midi pour les résidents des Aubépines. Âgées de 4 à 15 ans, c'est sous la coupe d'Amandine, Lorie et Catherine, qu'elles ont égayé l'après-midi des personnes âgées.</P>

Actualités Cherborug

Lucien Dupard, le boucher aux vingt Salons

Sans doute le dernier Salon de l'agriculture pour Lucien Dupard.  Sans doute le dernier Salon de l'agriculture pour Lucien Dupard.

Le Salon de l'agriculture débutera samedi à Paris. Lucien Dupard, ancien boucher à Gavray, participe au salon depuis plus de 20 ans. Il défend la viande ovine.

Originaire de Gavray, Lucien Dupard est un boucher venu passer sa retraite sur sa terre natale. Samedi, il remet ça. L'homme est employé depuis 20 ans par la Fédération de la boucherie pour animer des salons spécialisés pour présenter et défendre la viande, ovine, en particulier. « J'ai un stand spécialement aménagé pour la présentation ».

Coiffé de son chapeau blanc, « Lulu » est connu comme le loup blanc. « J'ai côtoyé, et je côtoie toujours beaucoup de personnalités ». De Giscard au ministre actuel de l'agriculture, Michel Barnier, en passant par Maïté, David Martin, avec qui il a fait des animations, Jean-Pierre Raffarin et bien entendu Jacques Chirac. « Il vient toujours me dire bonjour », certifie Lucien, photos à l'appui.

De Donville à Paris

Lucien Dupard a débuté dans le métier d'abord à Donville, à l'âge de 14 ans. Puis direction Paris, « avec ma paye de 240 francs par mois, dont 110 francs pour l'hôtel ». Ensuite, il prend sa première affaire dans le 17e, puis une deuxième auprès de Vincennes, avec une demi-douzaine d'employés.

À 68 ans, il garde donc le contact avec le métier en allant souvent à Rungis, en faisant de la pédagogie avec des écoliers pour leur apprendre « à différencier les morceaux de viande et reconnaître les signes de qualité », et en fréquentant les salons. Paris mais aussi « Lyon, Nantes, Lisbonne ou encore Milan ».

Pour le salon, son quotidien sera d'acheter 6 tonnes de viandes à Rungis chaque matin à 5 h. De longues journées en perspective. « Cela me plaît, c'est ma vie ». Pourtant, c'est sans doute le dernier salon pour Lucien Dupard. « Il faut bien s'arrêter un jour ».

Salon de l'agriculture, Lucien Dupard sera au stand Planète viande dans le hall 1. Marc Rubé, de Montaigu-les-Bois sera aussi au Salon pour présenter les différentes races de moutons du département de la Manche.

Ouest-France

Spectacles Cherbourg

Hague : une saison culturelle pour la famille

Le cirque Rouages s'arrêtera à Vasteville le vendredi 12 juin.  Le cirque Rouages s'arrêtera à Vasteville le vendredi 12 juin.

La Communauté de communes de La Hague propose six spectacles jusqu'au 12 juin. Cirque, musique et danse sont au programme.

Samedi 7 mars. La piste là, par le cirque Aïtal, avec le soutien de La brèche. Sous chapiteau dans le parc du château de Flamanville, le porteur Victor Cathala et la voltigeuse Kati Pikkarainen proposent un numéro de main à main impressionnant. À ne pas manquer. À 20 h 30, tarifs 8 € et 4 €.

Du samedi 7 au lundi 16 mars. 1, 2, 3... pestacles ! « C'est la cinquième édition de ce temps fort consacré au jeune public », précise Sylvain Manquet, chargé de communication. Le pass permet de voir au moins deux des trois spectacles présentés à la salle des fêtes de Beaumont-Hague. Tarifs du pass : 8 € (adultes), 5 € et 3 €.

Zig-zag est une exploration du corps et de la motricité proposée par la compagnie Etant-donné aux enfants dès 2 ans. Mardi 10 mars à 20 h.

L'Île aux menteurs, c'est L'Ile au trésor racontée aux plus de 6 ans par un bonimenteur de génie qui, non seulement n'a pas lu le roman, mais en plus, fait croire qu'il l'a lu ! Vendredi 13 mars, à 20 h.

Les pieds dans l'eau, la tête au soleil. François Lemonnier chante pour les enfants de 6 mois à 2 ans. Dimanche 15 mars à 16 h 30.

Samedi 25 avril. Mix métisse à Mada. Trois musiciens mêlent musique malgache, chanson et jazz, dans un décor de bambous. À 20 h 45 à la salle des fêtes de Beaumont-Hague, tarifs 10 € et 3 €.

Samedi 16 mai. « Alexis HK propose un répertoire original de chanson française décalée tendance rétro-chic ». Tarifs 10 €, 7 € et 3 €. À 21 h, salle polyvalente de Beaumont-Hague.

Samedi 30 mai. Génération kadors présente deux générations de danseurs autour d'un juke-box. La soirée se terminera par un bal moderne. À 20 h 45 à la salle des fêtes de Beaumont-Hague. Tarifs 10 €, 7 € et 3 €.

Vendredi 12 juin. C'est comme le vélo, ça ne s'oublie pas. « Le cirque Rouages présente une incroyable histoire de vélos avec un langage acrobatique, musical et burlesque ». À 20 h 45, Halle des sports de Vasteville. Tarifs : 10 €, 7 € et 3 €.

Renseignements, réservations au 02 33 01 93 75 et sur : www.lahague.com

Ouest-France

mercredi 18 février 2009

Sport Cherbourg

Le Complet de Martinvast 2009 annulé

Pierre Legoupil,directeur du bureau de l'association organisatrice du Grand complet.  Pierre Legoupil,directeur du bureau de l'association organisatrice du Grand complet.

L'épreuve équestre du Nord-Cotentin n'aura pas lieu en août prochain. Mais pourrait revoir le jour en 2010.

Trois questions à...

Après 14 ans d'organisation sans interruption, le Grand complet 2009 est annulé. Quel est votre sentiment ?

Partagé. On a bataillé dur il y a plusieurs semaines. Nous avions la rage. Il y a eu des échanges de courriers avec la Fédération et nos partenaires qui ont été âpres pour trouver des solutions [...] Et puis, le temps passant, on regarde aussi tout ce que cela nous coûte. À titre d'exemple, depuis 1995, je ne vois pas l'été passer.

Cette décision a-t-elle été motivée par la perte du label coupe du Monde, dont jouissait la compétition depuis 2002 ?

Cela a été le facteur déclenchant. Avec l'absence de ce label, on avait d'abord la certitude que certains cavaliers ne viendraient pas en août prochain. On avait cependant des garanties quant à la participation de toute l'équipe de France, de l'intégralité du cheptel haut niveau français. Après, nous avons pensé que cela pourrait nous poser des problèmes de fréquentation. Mais on en avait accepté le risque. C'est aussi un problème de moyens humains et financiers (NDLR : budget de 300 000 €). Une annulation due à un ensemble.

La manifestation, qui avait attiré 16 000 spectateurs l'an passé, reverra-t-elle le jour en 2010 ?

On n'a pas jeté l'éponge. Une édition 2010 est dans nos têtes. Il faut travailler pour.

Propos recueillis par Benoît LASCOUX.
Ouest-France