mercredi 18 février 2009

Sport Cherbourg

Le Complet de Martinvast 2009 annulé

Pierre Legoupil,directeur du bureau de l'association organisatrice du Grand complet.  Pierre Legoupil,directeur du bureau de l'association organisatrice du Grand complet.

L'épreuve équestre du Nord-Cotentin n'aura pas lieu en août prochain. Mais pourrait revoir le jour en 2010.

Trois questions à...

Après 14 ans d'organisation sans interruption, le Grand complet 2009 est annulé. Quel est votre sentiment ?

Partagé. On a bataillé dur il y a plusieurs semaines. Nous avions la rage. Il y a eu des échanges de courriers avec la Fédération et nos partenaires qui ont été âpres pour trouver des solutions [...] Et puis, le temps passant, on regarde aussi tout ce que cela nous coûte. À titre d'exemple, depuis 1995, je ne vois pas l'été passer.

Cette décision a-t-elle été motivée par la perte du label coupe du Monde, dont jouissait la compétition depuis 2002 ?

Cela a été le facteur déclenchant. Avec l'absence de ce label, on avait d'abord la certitude que certains cavaliers ne viendraient pas en août prochain. On avait cependant des garanties quant à la participation de toute l'équipe de France, de l'intégralité du cheptel haut niveau français. Après, nous avons pensé que cela pourrait nous poser des problèmes de fréquentation. Mais on en avait accepté le risque. C'est aussi un problème de moyens humains et financiers (NDLR : budget de 300 000 €). Une annulation due à un ensemble.

La manifestation, qui avait attiré 16 000 spectateurs l'an passé, reverra-t-elle le jour en 2010 ?

On n'a pas jeté l'éponge. Une édition 2010 est dans nos têtes. Il faut travailler pour.

Propos recueillis par Benoît LASCOUX.
Ouest-France

theatre Cherbourg

L'amour, c'est parfois tout un chantier...

Venenum Amoris, la dernière pièce d'Yvann Alexandre se construit cette semaine sur la scène de l'Interlude.  Venenum Amoris, la dernière pièce d'Yvann Alexandre se construit cette semaine sur la scène de l'Interlude.

Pendant une semaine, sur le plateau du théâtre Interlude, le chorégraphe met au point sa nouvelle pièce, Venenum Amoris. Bien loin de la Saint-Valentin...

« Ça va Olivia ? » Le sourire dans la voix, Yvann Alexandre est attentionné mais ne s'attarde pas auprès de sa danseuse : besoin d'aller prendre l'air après une heure et demie de tension.

Le deuxième « filage » de Venenum Amoris s'achève sur le plateau du théâtre Interlude. La nouvelle création du chorégraphe est en plein chantier. Anne Morineau et Karl Bréhéret, les deux comédiens ont la version définitive de leur texte depuis deux jours.

Comme les six danseurs (Kevin Bruneel, Olivia Cassereau, Anthony Cazaux, Guillaume Chevereau, Hélène Maillou et Claire Pidoux), ils ont enfilé pour la première fois leur veste de velours vieux rouge, mais n'ont pas encore les dessous gris qui compléteront leur tenue. Michèle Amet, la costumière, est dans la salle pour les dernières retouches.

Robin Decaux et Olivier Blouin, les créateurs de lumière se passent pour la première fois le relais pour éclairer chacun à leur manière une partie du spectacle. La musique est choisie, enregistrée, mais les enchaînements, les peaufinages de niveau restent à faire. Pour la première fois, Yvann Alexandre a parsemé les tapis de ces balles de plastique transparent dont on se demande à tout moment si elles ne vont pas faire chuter un de ses danseurs.

Un mois et demi de « nettoyage »

Jusqu'à mercredi, la compagnie va ainsi prendre ses marques au théâtre Interlude où le spectacle sera créé les 26, 27 et 28 mars. Une semaine de travail intensif qui permettra à Yvann Alexandre de fixer l'essentiel de ses choix. Il repartira ensuite pour un mois et demi de studio afin de tout décortiquer, tout « nettoyer », corriger la moindre position de main, le moindre regard.

« Ça va Olivia ? » Haletante, épuisée, la danseuse reste allongée sur le sol où elle s'est effondrée à l'issue d'un finale exténuant : l'amour selon Yvann Alexandre et Emmanuel Adely c'est âpre, rude, cru et harmonieux, doux et violent, physique et intellectuel. Ça émeut, ça remue, ça transporte. Ça interroge. Sur le bien qu'on peut faire à l'autre et sur le mal qu'on lui fera sans doute. Ça ne tombe pas du ciel : ça se veut, ça se construit.

Venin ou remède, l'amour selon Yvann Alexandre et Emmanuel Adely, ça n'a rien de mièvre. Ça n'a pas grand-chose à voir avec ce qu'on est censé fêter aujourd'hui : c'est vital.

Thierry MALLEVAËS.
Ouest-France

mardi 10 février 2009

Actualités Cherborug

Port Diélette en état de siège

Les écolos ne baissent pas le son.  Les écolos ne baissent pas le son.

Pour voir Nicolas Sarkozy, hier vendredi, il fallait être invité. Et surtout pas militant écologiste.

Le gendarme mobile est élégant. Il est aussi très efficace. Dans son uniforme noir, casque à la ceinture, il plaisante avec le militant écolo : « Il faut me raser tous ces arbres ! Ils sont verts, c'est de la provocation ! »

Hier matin, à Diélette, à deux kilomètres du chantier de l'EPR, il n'y a aucun moyen de passer, sauf sésame. « Je viens de me promener dans le secteur, les gendarmes sont partout dès Valognes », remarque un militant.

Cette fois, Nicolas Sarkozy ne verra rien et n'entendra pas. Les trublions de Greenpeace, ceux du collectif contre la ligne THT et les autres ont beau donner de la voix, du sifflet, du tambour et de la trompette au passage de l'hélicoptère présidentiel, ils n'ont aucune chance de perturber la visite. Ils n'essayent pas d'ailleurs. Quelques huiles passent tranquillement en voiture, comme les bus et les camions des entreprises qui poursuivent le travail sur le chantier. Au large, des patrouilleurs patrouillent.

Si les manifestants ne sont pas nombreux, ils sont motivés. « En France, le nucléaire, c'est 100 000 emplois ; 250 000 en Allemagne avec les énergies renouvelables ! » Pour eux, avec l'EPR, le compte n'y est pas. Et le choix de la France de relancer cette filière est insupportable. « Nicolas Sarkozy nous raconte des bobards. Il est en contradiction avec le Grenelle de l'environnement. Il se comporte comme le représentant de commerce d'Areva. »

Des banderoles anti-THT, anti-EPR claquent au vent. Tandis que résonne la Sonnerie aux morts, Didier Anger jette un bouquet de fleurs à la mer. « À l'irradié inconnu ». « Vous savez, ces « nomades du nucléaire », ces travailleurs qui vont de chantier en chantier, et sont trois fois plus irradiés que les autres agents d'EDF... »

Thierry DUBILLOT.
Ouest-France

concert cherbourg

Abbaye de La Lucerne : 50 ans de reconstruction

Le 10 juillet, l'organiste François Lombard, proposera un programme de musique baroque.  Le 10 juillet, l'organiste François Lombard, proposera un programme de musique baroque.

Concert et festival de musique, exposition, cérémonies religieusessont au programme des festivités 2009.

L'abbaye de La Lucerne, superbe site prémontré dans l'arrière-pays granvillais, fête cette année ses 50 ans de travaux de restauration. En 1959, l'abbé Lelégard, après avoir créé en 1954 l'association des Amis de l'abbaye de La Lucerne, se porte acquéreur de l'église et de l'ensemble des bâtiments. C'est cette même année que débuteront les premiers travaux. Pour fêter l'événement, diverses manifestations se dérouleront à l'abbaye. Une exposition à partir du 17 juillet, retracera au travers de documents exceptionnels, l'histoire de cette renaissance. « Dont de très belles photographies réalisées en son temps par l'abbé. Et dans le parc une vingtaine de photographies noir et blanc et grand format d'Hervé Desvaux », explique Virginie Parmentier, responsable culturel pour la Fondation.

Le jour de l'inauguration, un concert de piano classique sera donné par la concertiste internationale Machiko Yanase-Raveau. Le second festival de musique de l'abbaye, rendra lui aussi hommage à l'immense travail de l'abbé Lelégard. « Trois périodes historiques seront mises en lumière par quatre concerts programmés du 5 au 13 juillet. » Toujours dans le cadre des manifestations dédiées à cet anniversaire, une messe solennelle avec Mgr Lalanne, suivie dans l'après-midi d'une conférence, sera célébrée le dimanche 16 août. Quant à la messe anniversaire du décès de l'abbé Lelégard (15e anniversaire), elle aura lieu le samedi 29 août.

Ouest-France

Actualités Cherborug

Pêche : deux criées en plein marasme

La crise touche les ports de la Manche. Il y a urgence à relancer la criée de Granville et à sauver la coopérative Granvilmer  La crise touche les ports de la Manche. Il y a urgence à relancer la criée de Granville et à sauver la coopérative Granvilmer

Cherbourg et Granville broient du noir. Le port du Nord-Cotentin reste attractif.A Granville, il faut sauver la criée et la coopérative.

Cherbourg. Après un retour à l'équilibre, la criée cherbourgeoise repart à la baisse. Le tonnage vendu aux enchères ou par contrat est en régression de 17 % (à 6 747 tonnes). La flottille hauturière est passée de 11 à 8 unités. La moyenne du chiffre d'affaires annuel de ces 8 unités s'établit à 900 000 €, baisse en partie imputable à la grève du mois de mai et surtout à la moindre quantité de seiches. Même diminution pour la valeur des transactions, une chute toutefois amortie par la hausse du prix moyen du poisson (bar, sole et seiche en tête) : 16,85 M€ soit -11,3 % par rapport à 2007.

Cherbourg demeure cependant en tête du palmarès des ports de pêche bas-normand, « en valeur » souligne Marc Delahaye, responsable du centre de marée, qui emploie 42 salariés et doit se passer de faire appel aux intérimaires pour boucler son budget. « Malgré l'effondrement des tonnages sous criée, Cherbourg demeure attractif grâce à l'atout de l'achat à distance via Internet, qui offre la possibilité d'une commercialisation plus rapide, donc plus offensive, tout en étant confidentielle. Surtout grâce à la qualité du tri, qui permet aux acheteurs de faire leur achat en quelque sorte les yeux fermés », explique Marc Delahaye, directeur du centre de marée de la CCI Cherbourg-Cotentin.

Cherbourg, première halle à marée en France à avoir adopté l'achat à distance en 1994, connaît toujours une progression du nombre de ses acheteurs connectés à distance par liaison Internet depuis Boulogne-sur-Mer, Le Havre, Erquy, Saint-Malo, Port-en-Bessin et Cherbourg en gestion externalisée auprès de son prestataire informatique.

Granville. Le bilan 2008 est alarmant. Le port de pêche regresse, de la 4e à la 5e place en tonnage et de la 11e place à la 13e place en valeur. Les résultats enregistrés sous la halle à marée (une cinquantaine d'espèces) montrent une chute des apports de 33 % (avec un total de plus de 10 000 tonnes) et du chiffre d'affaires (+ 17 M€, soit - 27 %) en dépit d'une hausse du prix moyen (+9,7 %). Granville reste 1er port coquillier de France (8170 tonnes). Les coquillages (bulots, praires, amandes, vanneaux, saint-jacques) représentent 79 % des apports en tonnage et 69 % en valeur. Certaines espèces régressent (- 31 % en apport en olivettes, - 28 % en amandes). Les débarques en poissons se tassent (-12 %), celles de dorades chutent (-35 %). Certains pêcheurs en Manche Est ont choisi un autre point de débarque (Port-en-Bessin) ; légère hausse en tonnage des crustacés (+8 %) mais la valeur diminue (-9 %). Les céphalopodes sont en baisse (-37 % des apports et -34 % en valeur).

La flottille compte 61 unités et 200 hommes embarqués (3 sorties de flottes en 2008, 8 départs, 2 arrivées)

« Ces chiffres reflètent une année 2008 difficile. On se souvient des grèves des pêcheurs au printemps, à un niveau jamais vu. Alors que 2007 se terminait sur de bons résultats, les chiffres de fin mai 2008 sont en chute importante, -16 % en tonnage, -21 % en valeur et - 6 % pour le prix moyen » note Georges Cornier, président de la CCI Centre et Sud Manche. Il va réunir les professionnels de la mer avant la fin du mois pour décider d'un plan en vue de relancer la criée.

Roberte JOURDON et Sabrina ROUILLÉ.
Ouest-France

vendredi 6 février 2009

Actualités Cherborug Les pieux

Centre multimédia : les nouveautés de 2009 - Les Pieux

Le formateur Nicolas Le Bellier assure les stages et les ateliers ainsi qu'une aide aux adhérents du centre.</P>
Nicolas Le Bellier présente les nouveautés 2009 : « Les adhérents ont de nouveaux avantages : ils bénéficient de 5 heures libre-service gratuites par mois. Au-delà, l'heure libre-service est à 1 €. Ils ont à leur disposition 5 ateliers gratuits par an et un accès gratuit aux Install Party organisées par le centre. » Un créneau gratuit pour la recherche d'emploi concernant les demandeurs d'emploi, les RMIstes et les étudiants, a été créé. Il se situe durant les heures libre-service du mardi après-midi de 16 h 30 à 18 h 30. « Le but étant de permettre à chacun un accès à Internet pour répondre aux offres d'emploi, consulter les offres et rédiger un CV ,» indique Nicolas Le Bellier. Le tarif pour un an d'adhésion au centre est de 30 €. Pour les mineurs, étudiants, demandeurs d'emploi, RMIste et les adhérents tous supports de la médiathèque, l'adhésion est de 20 €. Un forfait libre-service sans adhésion a été mis en place, il comprend 10 h pour 10 €, sa validité est d'un mois.

À partir du 3 mars de nouveaux horaires seront appliqués, fonctionnement en libre-service : le mardi et le mercredi de 16 h 30 à 18 h 30, le jeudi de 15 h 30 à 18 h 30 pendant les vacances scolaires, le vendredi de 11 h à 13 h et de 16 h à 18 h 30 et le samedi de 15 h à 17 h. Les créneaux pour les ateliers et les stages seront le vendredi de 14 h à 16 h et le samedi de 10 h à 12 h et de 13 h à 15 h.

Renseignements et inscriptions au 19, rue des écoles ou au 02 33 41 28 84. Site internet www.lespieux.fr

Actualités Cherborug Les pieux

Des DVD disponibles à la médiathèque - Les Pieux

Le personnel de la médiathèque présente l'espace musique-cinéma au 1<SUP>er</SUP> étage accompagné de Martine Lener, adjointe au maire chargée de la culture (à gauche).</P>
Il est maintenant possible d'emprunter des DVD à la médiathèque à l'espace musique-cinéma. Véronique Bigot responsable de la médiathèque indique : « Il y a 170 DVD de fiction pour adultes et enfants, de toute époque, de presque tous les continents et de tous les genres. Notre but est de faire découvrir une large palette de films de l'histoire cinématographique, d'attirer l'attention sur un réalisateur et sur son oeuvre comme Clint Eastwood par exemple et de faire connaître un pays et sa production. »

Les adhérents pourront emprunter un DVD pour une semaine avec un abonnement livres et CD devenu depuis le 1 er janvier un abonnement multi-supports. Véronique Bigot tient à signaler : « Certains DVD ne sont pas à mettre entre toutes les mains. Après concertation avec les élus, les DVD pour adultes ne pourront pas être empruntés sur les cartes des enfants de moins de 14 ans. »

Tarifs. Livres : adultes 7 €, jeunes - 18 ans gratuit, étudiants, RMIstes, demandeurs d'emploi 4 €. Multi-supports : adultes 20 €, jeunes - 18 ans, étudiants, RMIstes, demandeurs d'emploi 10 €. Multi-supports adhérent au centre multimédia : adultes 10 €, jeunes - 18 ans, étudiants, RMIstes, demandeurs d'emploi gratuit. Consultation d'Internet : 1 € pour 30 minutes Pour toutes informations : mediatheque@lespieux.fr ou tél. : 02 33 10 11 20.